Hommage à Charles Dickens: Le concours

DKsNos amis se souviennent peut-être qu’en mai dernier, les amis et admirateurs de Charles Dickens avaient été invités par la Fellowship de Londres ainsi que par l’association de soutiens aux Journalistes qu’avait créée le Maître,toujours généreux, donc nous avions été invités à participer à un concours.
Partant des personnages Dickensiens et de la problématique d’époque évoquée, voire  dénoncée par l’écrivain, il s’agissait à notre tour d’imaginer une ou un personnage dont la situation témoignerait d’un problème de notre temps et donc mériterait  d’être  présentée-e et soutenue- u . Tout cela en essayant l’impossible à savoir 300 mots et style journalistique proche de celui du Maître- autant dire mission impossible!!!
Pourtant l’antenne Paris et l’antenne Boulogne n’ont pas résisté à l’appel et se sont  investies, à leur façon dans cet hommage bien particulier et au demeurant fort amusant .
Aujourd’hui l’association des Journalistes nous informe donc des résultats qui seront proclamés sur Zoom le 15 juillet…oui oui, le lendemain du 14, et nous n’avons pas forcément choisi un personnage du Tale of Two Cities… devinez pourquoi???.
En tous cas nous  copions ci-dessous pour vous, le texte que nous avons reçu de l’association des Journalistes, et si le coeur vous en dit…vous pouvez soutenir nos amis  Journalistes britanniques en souvenir du Maître  ( voir ci-dessous) et Vous inscrire au ZOOM du 15/7.
Attention cependant…il n’y a aucun enjeu mais simplement du jeu et un rappel du coeur, en souvenir de notre chère Présidente disparue Mme Janine Watrin qui reste en chacun de nous.
Bonne lecture
Esmée Bee

You are invited to join our competition entrants at a special virtual ceremony co-hosted by Mr Ian Dickens, Great Great Grandson of the literary legend Charles Dickens, to find out who has been successful in creating a modern day Dickensian character worthy of his attention.
The event will take place via Zoom at 7:00pm BST on Wednesday 15th of July.
The announcement will mark 150 years since the death of Charles Dickens who helped to found the Journalists’ Charity, an organisation which supports journalists struggling through tough times, nationwide.
Launched with the support of the Dickens Fellowship, the competition attracted a large number of submissions and, although not a requirement for entry, we are very grateful for the donations which will help the charity to assist those journalists who are now facing hardship because of impact of Covid-19.
To book your FREE place click HERE. You will be sent ZOOM log-in details on the day of the event (15/07/20) please log in at 6.55pm (BST) and you will be asked to enter the meeting at 7.00pm.
The Journalists’ Charity
Copyright © 2020 The Journalists’ Charity, All rights reserved.
You are receiving this email because you’ve attended one of our events, expressed an interest in the charity, or requested inclusion in our Newsletter mailing list.
Our mailing address is: The Journalists’ Charity
Dickens House; – 35 Wathen Road
Dorking, Surrey RH4 1JY
United Kingdom
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fellowship

hommage à Janine Watrin , Présidente de l’association Boulogne -Condette

Notre secrétaire Générale nous adresse le message suivant :

CapCTUS en fleur complété
Chers Amis,
L’après-midi de jeudi 28 mai était bien triste quand Janine a été inhumée.
Comme prévu, la cérémonie s’est tenue au dehors,près de la grande croix du nouveau cimetière de Condette.
Nous étions nombreux, malgré les mesures actuelles et nous faisions cercle autour de son cercueil, dans le respect des gestes barrières.
Ce n’est sans doute pas ce qu’elle avait envisagé pour ses funérailles, mais ses choix ont été attentivement appliqués par tous: les chants qu’elle souhaitait et les prières, les lectures des évangiles, tout appelait au recueillement.
Hubert et Annpôl ont rendu hommage à Janine, en notre nom. Hazel nous  lu une synthèse les nombreux messages de condoléances et d’affection sincère de la Fellowship de Londres :Ian, Gérald, Mark DICKENS,
Paul Graham,Tony Williams,Malcom Andrews,Vanessa Grenfeld (Nouvelle Zélande)
prouvant ainsi l’importance de l’oeuvre et de la place de Janine au plan international,  dans la grande famille dickensienne.
Beaucoup d’entre vous étaient présents et beaucoup de messages de condoléances ont été adressés au secrétariat qui les a communiqués à ses enfants et petits enfants. Un grand merci à tous et toutes.
Son absence laissera un vide immense que nous ne saurons combler vu la richesse et la diversité des connaissances que notre amie et Présidente Janine Watrin  avait sur tous les sujets.
Je souhaite qu’elle puisse nous guider en cela et que l’amitié qui existe au sein de notre association demeure.

CaptureMarie Francela bonne

Prenez soin de vous, c’est actuellement la formule qui termine tous les courriers…..
Avec mes amitiés dickensiennes.
Simone Odent

150 ans de la disparition de Dickens- à Gads’hill le 9 juin 1870

REGROUPONS NOS LIENS ET NOS EFFORTs

Dans la semaine du 8 au 11 juin, se tienCharles Dickens en lecture publiquedront un ensemble de manifestations commémorant la disparition de Charles Dickens.
En France:  à Boulogne -Hardelot -Condette- des réunions informelles et amicales se dérouleront   chez les membres de la Fellowship, qui s’organisent entre eux afin d’honorer la mémoire de notre Présidente et son oeuvre autour du Maitre et pour l’association.

De son coté l’Antenne Paris– située dans le 15ème organise :
       Mardi 9 juin après midi – de 15 à 17h
de lectures- musiques et échanges autour des oeuvres de Charles Dickens et des travaux   de Janine Watrin. Apportez vos idées, vos extraits, vos instruments et tous ensemble rendons leur hommage. Contactez l’association par mail en vous présentant pour en savoir plus.

A Londres nos amis de la Dickens’ Fellowship célèbrent la disparition du Maitre les 9 et 10 juin prochain de façon plus moderne confinement et circonstances obligent. Voici l’annonce que nous a transmis le secrétaire Honoraire de la Fellowship Paul Graham

DKS

DICKENS IN THE TIME OF A GLOBAL PANDEMIC

Dear Dickens Fellowship Member,
I hope that you are keeping safe and well during these trying times. 2020 – which promised so much to Dickensians – looks like delivering very little. All Lumen meetings and other Fellowship events – including the much anticipated annual conference in London – have fallen victim to the overarching need to maintain social distancing. The traditional wreath-laying service at Westminster Abbey on 9th June has also now been cancelled. As this is the sesquicentennial of Dickens’s death – this is particularly disappointing. The Dean will himself lay wreaths on behalf of the Fellowship and the Dickens family. We hope to share photographs with members in due course.

Instead, we are intending to join the Zoom-generation whilst all physical gatherings are forbidden.
The President of the Fellowship, Ian Dickens, will deliver an oration via Zoom on Tuesday 9th June. To listen (and see) Ian, simply access via the link below. Capacity is limited to 100 on a ‘first come – first served’ basis. We hope to video the oration and make it available on our website. If you intend to watch ‘live’ could you please let us know via: postbox@dickensfellowship.org to enable us to assess the likely audience.

We also invite you to attend a virtual lecture by :
Professor Malcolm Andrews on Tuesday 30th June at 18.00. Malcolm will talk on: ‘Picturing Italy: Dickens and J.M.W. Turner’. This will not be accessed via the link below. Another link will be supplied in due course.

Further talks will be arranged and notified to members. Please ensure that you are aware of any developments which we will share on our website: https://www.dickensfellowship.org/ and or our Twitter feed: @DickensFellowHQ
With best wishes,
Paul Graham

Capture the Dcks fellowship

The Dickens Fellowship is inviting you to a scheduled Zoom meeting.

Topic: Dickens 150
Time: Jun 9, 2020 18:00 London

Join Zoom Meeting
https://us02web.zoom.us/j/85658735853?pwd=dGhqN1NxL25RSUZ6MHlVZkl0ZzROdz09

Meeting ID: 856 5873 5853
Password: 503134

Quelques hommages rendus à notre Présidente disparue

CERCUEIL2

Les obsèques de Madame Janine WATRIN, Présidente de l’Association des Amis de      Charles Dickens Boulogne Condette ont eu lieu jeudi 28 mai  au cimetière de             Condette, en présence de ses amis  et de sa famille.
Voici quelques hommages qui lui ont été rendus par certains d’entre eux et au            nom de tous:
1ère présentation : Hubert Demagny
Voici quelques brèves anecdotes de la longue vie bien remplie de Janine Watrin,          notre amie.Petite voix fluette à l’autorité sûre, Janine aime la compagnie de ses amis : des  réceptions au charme délicat très British. Sa silhouette qui porte son âge, se redresse   d’une fière nécessité quand il le faut. Son dynamisme qui trompe les années inspire le respect. D’ une protectrice bienveillance, elle est un exemple pour nous tous.
En  2013, le  » Col loque »  lui donne la parole à la table d’honneur.
Elle parle de son livre  » une Histoire d’Amitié, celle entre Ch Dickens et Ferdinand Beaucourt-Mutuel, « The History of a Frienship ». Clin d’œil du sort ici au cimetière de Condette, quelques mots de Dickens  gravés sur la tombe de F. Beaucourt le prouvent : « I never saw such a gentle kind heart « .

En mars 2017 un accident l’empêche d’assister à la réception de Tony Williams, alors Président londonien de la Fellowship Internationnale.
A peine rétablie, elle repart à Londres dans le même apostolat dickensien. Une hanche lui fait là-bas défaut en novembre. Nantie de ces expériences, elle dira  « Très bien opérée à Londres   » ! Elle aime beaucoup les Anglais qu’elle quitte pour revenir en convalescence aux 2 Caps où nous la visitons.
Elle s’enquiert de notre heure d’arrivée ! Janine n’aurait pas voulu qu’on la découvre dans le couloir, à faire les cents pas d’une rééducation à marches forcées.
Bien coiffée, les ongles vernis et brillants, Janine converse paisiblement avec Allyson et Beryl, deux amies britanniques de ses relations ; outre sa santé un sujet écourté… déjà du passé, on parle de Londres, de Big Ben, du Duc D’York…
Georges Bailleul, un des plus anciens membres de l’Association, rencontré le lendemain, est ainsi mis au courant de la mésaventure, il confirme… le  » ressort »  de Janine. Il l’a connue à cette époque : déjà des directives d’institutrice … ajoute-t-il ! Elle fut une des pionnières de cette association avec une remarquable efficacité et en assuma la totale responsabilité.

La jeune « Charles Dickens Fellowship boulonnaise  » débutante des années…1975, était composée essentiellement de professeurs de lettres du Lycée Mariette.
En ce lieu très « éventé, »une des maisons de séjour  de  « Our French Watering Place  » avait jadis soufflé à Dickens les mots de « Bleak House ».

Très active encore ces dernières années, elle voyageait pour les conférences annuelles de « Dickens Fellowship » où  elle retrouvait ses amis, partenaires et collègues, en Nouvelle Zélande, USA et Angleterre… aussi avec Dare To Speak English qui lui réservait généreusement un siège dans le bus. Sac au dos, elle arpentait, alors en touriste éclairé, les rues du pays de Ch Dickens…

Nous l’avions rencontrée et saluée une dernière fois lors de notre sortie « De la Porte des Degrés à la Porte Gayole » ce 18 février, à la Mairie. Sur « La Promenade Charles Dickens », le long des remparts, elle guidait ce jour-là, Gerald Dickens, l’un des arrières petits fils du Maître, venu lui rendre visite.

Ce circuit qu’affectionnait particulièrement le romancier lors de ses séjours à Boulogne, fait le tour des remparts de la Vieille Ville. Il fut inauguré dernièrement par Monsieur Cuvelier Maire de Boulogne. C’était une consécration pour Janine, la reconnaissance de 50 ans de persévérance, en l’honneur de Charles Dickens qui, grâce à elle, son action et sa volonté est désormais immortalisé à Boulogne.

Les panonceaux de sa plume qui, bientôt jalonneront bientôt ce parcours, seront sa dernière œuvre. Janine remplit ainsi à l’âge de 94 ans son dernier devoir envers celui qu’elle admirait et qui les rapproche à jamais.
Janine, nous sommes fiers de toi.
HD

2ème présentation : Annpôl Kassis
Avant tout chose, je voudrais remercier la famille de Janine  et les amis de Dickens de m’avoir permis d’être ici présente et lui rendre hommage. Je suis profondément touchée et honorée par ce geste qui m’offre une place parmi vous.

Lorsque notre amie Simone Odent, secrétaire de l’association, m’a annoncé que  Janine Watrin nous avait quittés, j’ai répondu  » Non. C’est impossible ! Notre amie, l’amie de Dickens, La Fellow internationale, l’historienne représentant une ville, un département, notre pays dans le Monde, la voyageuse inlassable, l’érudite, la chercheuse irremplaçable ne peut nous être enlevée.
Elle va simplement ouvrir une  nouvelle page de cette histoire qu’elle a commencée  il y a presque cinquante ans, La Fellowship qu’elle a présidé, géré et animé avec soin et méthode.
Elle va préparer la rentrée, une AG, lancer des projets, envisager une conférence, relire un compte rendu, rencontrer des interlocuteurs venant de partout solliciter son expertise.
Elle va écrire des articles pour l’Almanach de Mr Tintillier, La Renaissance du Vieux Boulogne, Mémoire d’Opale ou Inverse une revue littéraire, que ce soit sur la grande guerre, l’histoire du Boulonnais,  les auteurs anglais, russes, norvégiens ou même japonais, inconnus de nous mais qu’Elle connait à fond.
Elle va lancer un nouvelle  traduction, entamer de nouvelles recherches sur l’œuvre de Dickens-quasiment son compagnon de vie et alter ego intellectuel. Elle va même s’amuser à réinventer certains de ses personnages.
Cette année, elle a entamé une page en Poésie sur le thème de l’anneau et collecté des poèmes d’auteurs et les partager avec nous

À elle seule, Janine représentait un livre ouvert sur la vie, sur toute forme d’arts et tant d’aspects de la culture franco-britannique d’abord, mais pas seulement. Elle partageait généreusement ses connaissances avec un doigté et un raffinement uniques toujours dans la justesse, gardant en cela cette modestie et cette sérénité souriante que seuls les Êtres Vrais peuvent atteindre

Oui, Janine Watrin, notre amie Janine, écoutait, rassurait, éclairait, ouvrait des voies à chacune et à tous, en guide et en sage éminente. et patiente.
Et si, par un clin d’œil, je disais qu’elle restera pour nous Inoubliable  et surtout désormais Inséparable de… l’Inimitable Mr Dickens, toujours présent à Condette qu’il aimait, où il vécut, où désormais à quelque distance de temps ils se rejoignent, en un lien du mystère bien dickensien.

Au revoir Mme la Présidente-Fondatrice de la Fellowship Boulogne-Condette,
Au revoir Mme Janine Watrin mémoire vive de Boulogne sur mer et de la si belle côte d’Opale,
Au revoir Janine, notre amie, nos cœurs t’accompagnent dans l’inconnu sacré où tu entres. Tu as ouvert notre chemin de connaissance. Tu es et seras toujours présente en nous et rayonneras bien au-delà encore.

rose blanche

Est-ce cela le partage des âmes ?
Cette subtile et impalpable beauté de l’amitié, intemporelle et illimitée. »

ApK
antenne Paris

 

 

3ème présentation par Hazel Blair: Des extraits des premiers hommages  de nos amis de la fellowship Dickens Londres:
Mr Malcolm Andrews, (extraits)
Emeritus Professor of Victorian & Visual Studies
School of English, University of Kent
Editor: The Dickensian
« I and my wife Kristin wanted to send you and your Fellowship friends deepest sympathies for the loss of Janine. What a great loss it must be. Janine dedicated so much of her life to keeping Dickens in the present and encouraging others to share her enthusiasm. She seemed to ensure that Dickens continued to haunt Boulogne and Condette. How fitting that she should end her time at Condette.

(We also knew Jacqueline Hunault well over the years, and continued to hear of her in her retirement, thanks to Janine’s kind letters. It is so sad to think they are both gone; they are unforgettable.)
Elle était une vraie amie de The Dickensian, (comme aussi de l’International Fellowship  (entièrement), et pour ça on lui doit beaucoup de remerciements. Tous mes collègues ici ont les mêmes sentiments.
We will arrange for an obituary in The Dickensian
***
from
Thomas William (extraits)
Past President of The Dickens Fellowship, 2015-2017
Associate Editor of The Dickensian
Honorary Academic Advisor to the Charles Dickens Museum, London

Honorary Senior Research Fellow in Humanities at the University of Buckingham

I was deeply saddened to learn of the death of Janine Watrin.
Janine was someone I had known for some while, from her regular attendance at Dickens Fellowship Conferences, her visits to London and her frequent communication with and contributions to The Dickensian – and, of course, her own writing and publications. As I write this message, I have a copy of the recent Parcours sur les pas de Charles Dickens on my desk. Janine was in so many ways a determined and vigorous lady and she will be very much mourned and missed by all who knew her. It is still difficult to believe she has gone.. Janine’s was a contribution to Dickens’s memory of a very high order and we would want to honour her memory in as proper a way as we can. …. we will be thinking of you all at her funeral on Thursday.

Please pass on my deepest sympathy to all members of the Boulogne branch of the Dickens Fellowship, to all her friends and family.
With kindest wishes
Tony Williams.
***
from
Paul Graham (extraits)
Professeur Université de Londres
Ancien Président de la Fellowship
      . À titre personnel
I thought Janine was indestructible. DF Conferences will never be the same again. I will pass on to those on this side of the channel who new Janine.
Condolences to the Boulogne Branch for this loss.

  • Plus officiellement, à paraitre sur le site de la fellowship

The Dickens Fellowship
dickensfellowship.org
Charles Dickens Museum
48, Doughty Street- London WC1N2LX
postbox@dickensfellowship.org

26 May 2020
Dear Members of the Boulogne Branch,
I was very saddened to learn of the passing of Janine Watrin. I am currently looking through her wonderful book on the friendship between Dickens and M. Beaucourt-Mutuel. It has a proud place in my bookcase, together with the Dickensian guidebook that she and other members of the Boulogne branch published more recently. These will constitute a lasting memorial to Janine. It was only last week that I was reading, in the pages of The Dickensian, Janine’s account of the opening of Promenade Charles Dickens in your town.  Another fitting memorial.

Janine and I were regular correspondents since I became General Secretary of the Fellowship in 2012. Fortunately, Janine’s English was good enough to enable the dialogue to proceed. It was also sufficiently fluent to enable her to speak to our members in London on Dickens’s relationship with your town. It was again demonstrated in June 2014 when she gave the oration at the grave of Dickens in Westminster Abbey, before performing the annual wreath-laying ceremony on behalf of the world-wide Dickens Fellowship.

For many years Janine was a fixture at the Fellowship conference – wherever it was held – together with Jacqueline Hunault.
Both will be greatly missed at the next conference in 2021.
Please excuse my inability to write this letter in Janine’s native language.
With condolences to you all.
Paul Graham
Honorary General Secretary
***
from
Jenny Hartley
Professeur de Littérature anglaise
Buckingham University
Ancienne Présidente de la Fellowship de Londres
Janine was a devoted Dickensian and a great pillar of the Fellowship.
She will be much missed won’t she.
All very best,
J.H
***
from
John Edmondson (extraits)
Professeur Honoraire de littérature
Université de Londres

That is very sad news indeed. Mme Watrin was a true Dickensian and a very courteous and modest lady. I will be taking ‘Une histoire d’amitié’ down from my shelves tonight and leafing through it again. Her work and achievements will endure.

Racher Ryunes superbe

 

Hommage à Madame Janine Watrin

Hommage à Madame Janine Watrin
Présidente de l’Association des Amis de Charles Dickens
Boulogne-sur-mer – Condette

ROSE 2

Janine, notre Présidente vient de nous quitter et nous sommes tristes et abandonnés…
Toujours pleine de vitalité, d’idées, de projets pour notre Association, et toujours pleine d’enthousiasme lorsqu’un conférencier citait son écrivain favori  » l‘Inimitable Charles Dickens », nous pensions qu’elle était éternelle!
Elle va laisser un grand vide qui ne pourra se combler.

Ses connaissances étaient incroyables sur tous les sujets, et son imagination toujours en éveil…
La ville de Boulogne et celle de Condette n’avaient pas de secrets pour elle.

C’est une mauvaise chute le 21 mai et une hémorragie cérébrale qui l’ont immédiatement mise dans l’inconscience.
Elle s’est éteinte dans la nuit du 24 mai sans avoir repris connaissance.

fleurrose4 captEtant donné les circonstances actuelles dues à l’épidémie, ses obsèques auront lieu le jeudi 28 mai à 15 heures, autour de l’église de Condette,  avec masques et distanciation….
A quelques jours près, elle serait décédée 150 ans après Charles Dickens auquel elle a consacré une grande partie de sa vie …
Jean-Claude LARDEZ Vice-Président
Boulogne-Condette
27 mai 2020

 

 

 

La page ouverte d’Amélie

Charles Dickens homme de théâtre

           Le théâtre et la pantomime du début du XIXème siècle ont marqué profondément l’esprit imaginatif du jeune Charles. Et si ses parents l’ont sans doute emmené à Londres, lors de ses années à Chatham, c’est surtout au Théâtre Royal de Rochester que le petit Dickens vécu ses premières expériences théâtrales.
Il y vit «Richard III, Macbeth, Le Négociant de Londres ou l’histoire de George Barnwell de Lilo, et Jane Shore, de Rowe »[1], mais aussi des Pantomimes. Cet univers coloré joyeux, à créer dans l’imaginaire de Dickens tout son monde. Non seulement pour inventer des histoires mais aussi pour les jouer. Quelles influences, du théâtre, ont marqués le travail et la personnalité de Dickens ?

I- Le maître des histoires
Si Dickens avait probablement de grandes qualités d’acteur, il était surtout fait pour devenir metteur en scène et dramaturge ! Pour Dickens, le théâtre amateur était comme « composer un livre en groupe »[2].
Enfant,  on lui avait offert un théâtre miniature « complété par des planches de personnages […] qu’il fallait découper, coller sur du carton et fixer à des fils de fer ou à des bâtonnets »[3]. Après avoir lu des scènes de théâtre en les jouant, il commença alors à écrire de petites pièces, dont la première fut écrite à l’âge de huit ou neuf ans : Misnar, qui était une tragédie.

exemple de théâtre miniature pour enfant Très tôt le jeune homme mis en scène des pièces en amateur chez lui. Peter Ackroyd[4] nous informe d’une représentation dans son trois pièces de Bentinck Street en 1833. La soirée avait lieu le 27 avril en l’honneur de la date de naissance de Shakespeare. Dickens, sa sœur Fanny, son père, son ami Milton, présentèrent un opéra-drame (Clari), un interlude (Le majordome marié) et une farce (Amateurs et Acteurs). Dans Clari, Dickens interprétait le père meurtri « Dickens portait une longue veste ou blouse, un grand col blanc et un chapeau mou »[5]. « Clari devait être une véritable « production », et rien ne frappe plus que l’ampleur des efforts accomplis par les familles bourgeoises et leurs amis pour se divertir mutuellement »[6].

Dans son rôle de metteur en scène pour Clari, Dickens développe son exigence dans le travail bien fait, il demanda à ses amis de connaître leurs rôles par cœur et exigea des répétitions hebdomadaires. « Il faisait tout, depuis la recherche des costumes appropriés jusqu’au coup de main donné au « machiniste », avec la résolution et l’assiduité d’un jeune homme dont l’énergie paraissait à cette époque sans limite »[7].
Depuis les années 1840, Dickens faisait partie d’une troupe amateur – une Guilde – qui joua, entre autre, Chaque homme selon son humeur, ou encore la farce Amour, Droit et Médecine. Les amateurs se produisirent dans toutes la Grande Bretagne (Londres, à Birmingham, à Manchester ou encore à Liverpool…).
On  se souvient surtout de la pièce The Frozen Deep écrite par Collins (mais intégralement repris par Dickens) qui présentée en privé chez Dickens se transporta bientôt au théâtre à Manchester.
La collaboration entre les deux écrivains  avait commencé bien avant 1856, alors que Dickens prenait sous son aile son cadet et lui donnait des conseils pour ses histoires. Dickens écrit à son ami  et chef de publication de son magazine Household Words  Wills[8] « Collins et moi nous avons eu une idée fort originale (elle m’est venue en premier) pour une nouvelle pièce à jouer à Tavistock House »[9]. Il s’agissait d’un drame basé sur l’expédition de Franklin vers l’Arctique en 1845, qui disparut et ne revint jamais.
La répétition en costume de la pièce eut lieu le lundi 5 janvier 1857.[10] « Elle fut destinée, selon l’usage typiquement victorien, aux domestiques, aux fournisseurs et à leurs amis. La première eut lieu le lendemain soir dans la salle d’étude, et elle fut suivie de deux autres représentations. »[11] Malgré l’aspect privé de ces représentations Dickens avait invité des critiques de journaux. Tous furent unanimes : c’était un succès.

Si bien, qu’en apprenant la mort de Douglas Jerrold[12], Dickens décida d’organiser des conférences (données par des amis et collègues), une lecture du Chant de Noël, et des représentations de Frozen Deep, dans le but de récolter 2000 livres. La reine Victoria fit savoir qu’elle aimerait assister à une de ces représentations de charité et proposa de venir présenter la pièce à Buckingham. Mais Dickens refusa, car ses filles n’avaient pas été présentées à la Cour et il était impensable pour lui qu’elles fassent leur première visite en tant qu’actrices.
Ainsi la reine « donna son accord pour une « soirée » privée, une semaine avant le commencement des représentations de bienfaisance »[13].
La représentation royale eut lieu le 4 juillet 1857 à Regent Street dans la salle des Illustrations. Selon la belle-sœur de Dickens, Georgina Hogarth, « la reine et ses invités constituèrent un excellent public ; ils furent loin d’être froids, comme on s’y attendait ; ils pleurèrent et rirent et applaudirent et se livrèrent à autant de démonstrations que pouvait le faire un groupe aussi limité (ils n’étaient pas plus de cinquante) »[14].
A la fin de la représentation la reine souhaita rencontrer Dickens mais celui-ci refusa, embarrassé par son maquillage d’acteur pour la farce qu’il allait jouer (portant une robe de chambre, une perruque grotesque et un nez rouge). La reine céda poliment.

Pour une autre représentation, le directeur de la Grande Exposition artistique de Manchester, John Deane, proposa de jouer dans la nouvelle salle du Libre-Echange de Manchester. Loin d’avoir réuni les deux milles livres pour le Jerrold Fund,  Dickens accepta. Mais devant l’importance de la salle il comprit qu’il allait devoir engager des acteurs professionnels car ni ses filles, ni sa belle-sœur n’avaient été formées aux techniques de la scène. Il fut aidé par Alfred Wigan, le directeur de l’Olympic, qui lui présenta Fanny et Maria Ternan, qu’il avait déjà engagé. La mère des deux jeunes filles se joignit à elles, ainsi qu’Ellen la benjamine.
La première représentation eut lieu le 21 août à la nouvelle salle du Libre-Echange. La soirée fut un succès et Dickens fut complètement habité par son personnages, il se délecta : « C’était agréable de tenir dans le creux de sa main deux milles personnes, toutes rigides et toutes pétrifiées à la fois […] et de voir dans les coulisses les menuisiers endurcis qui pleuraient et tremblaient soir après soir. »[15].

II- La vie de comédien
« Dickens déclara un jour : « J’ai été […] acteur et orateur dès mon plus jeune âge ». Enfant, il aimait, livre en main, jouer tous les rôles avec son théâtre miniature. De même « rien ne l’amusait davantage que d’imiter les postures et les manières du clown »[16]. Finalement pour Dickens monter des histoires était peut-être un moyen pour lui d’interpréter des personnages.

clown grimaldi - pantomime

Au début des années 1830, alors qu’il n’était qu’un jeune homme qui débutait dans la vie, Dickens décida de tenter d’être engagé comme comédien. Au départ l’idée de faire carrière au théâtre était surtout due à des considérations financières, doublé de son attrait pour ce domaine.
Il se rendit régulièrement au théâtre et alla jusqu’à mettre au point une méthode pour apprendre plusieurs rôles. En mars ou avril 1832 alors que Dickens n’avait que 20 ans, il écrivit au directeur du théâtre de Covent Garden, M. Bartley, pour lui demander un rendez-vous : « Je pensais être capable de faire et en ajoutant que je croyais avoir le don de percevoir clairement les caractères et les bizarreries, ainsi qu’un talent naturel pour reproduire en ma propre personne ce que j’observais chez autrui ».
Le directeur lui fixa une audition pendant laquelle Dickens devait « interpréter le numéro de Mathews  qu’il [je] voudrait [s], devant lui et Charles Kemble ». Fanny, sa sœur, devait l’accompagner pour jouer du piano lors de son audition.
Mais ce matin-là le jeune homme resta cloué au lit, incapable de se lever: il était malade, « avec un rhume épouvantable et le visage tout enflé »  selon son expression. Il manqua son audition et avec celle-ci ses chances de devenir acteur professionnel.

Il reste que jamais Dickens n’abandonna la vie de comédien amateur. Dans la pièce The Frozen Deep, Dickens y jouait Richard Wardour. Le jeu de Dickens lors de la dernière scène, alors que son personnage se meurt, « produisait un effet extraordinaire sur ceux qui y assistaient ». Epuisé par cette dernière scène, Dickens mettait du temps à sortir de son personnage. John Oxenford, un des critiques invité, écrivit : « L’attrait qu’il [Dickens] exerce sur l’imagination du spectateur, en communiquant le sentiment de la vie intérieure complexe et puissante de Wardour, indique qu’il est soutenu par une forte énergie irrationnelle. »  Ce critique fut le premier « à noter que son jeu s’apparentait plus à la technique du romancier qu’à celle de l’acteur ».

Dickens joue Captain Bodabill dans Every man in his Humour- 1845  Dickens jouant dans Every man in His Humour
« Sa fille remarqua que, quand il écrivait ses romans, il jouait littéralement les répliques en face d’un miroir avant de les coucher sur le papier » [17], c’est donc tout naturellement que Dickens va mettre au point ses lectures publiques.

III- Le théâtre et sa rencontre avec le public.
En janvier 1853, Dickens se rendit à Birmingham pour recevoir une bague en cadeau de la part d’une association de citoyens (qui décernait des prix dans le domaine des Beaux-Arts). A cette occasion, on l’informa de l’intention de créer un Institut Industriel et Littéraire à Birmingham, grâce auquel les ouvriers de la ville recevraient un enseignement et pourraient profiter de « plusieurs sortes de divertissement profitables ou utiles »[18]. Dickens décida alors de proposer des lectures publiques du Chant de Noël, afin de recueillir des fonds pour la création de cet Institut.Charles Dickens en lecture publiqueCharles Dickens en lecture publique
Il s’agirait d’une performance nouvelle, dans le sens où, Dickens ne l’avait encore jamais fait en public seulement en privé. Il demanda cependant que les ouvriers bénéficient d’une entrée libre.
L’idée fut acceptée chaleureusement par le comité de Birmingham et une date fut fixée pour Noël de cette année 1853. Le 27 décembre, Dickens lu Chant de Noël, le 28 Grillon du foyer et le 30 à nouveau Chant de Noël. Cette dernière séance était réservée aux travailleurs qui purent acheter leur billet à 6 pence. La première séance réuni 1700 personnes et il lui fallut trois heures pour lire son histoire au lieu des deux heures prévues.
Le 28 décembre fut également un succès mais le 30, fut sans compter la séance que Dickens apprécia le plus. Ils étaient deux mille travailleurs à être venus acclamer l’écrivain. Selon, le Birmingham Journal, dès que Dickens apparut sur l’estrade : tous « se levèrent et l’acclamèrent avec le plus grand enthousiasme, puis ils se calmèrent, puis ils recommencèrent »[19].
Dickens commença son discours avant la lecture qui suscita le plus grand enthousiasme de la part des auditeurs. A la fin de sa lecture Dickens  s’avança pour dire : « L’intérêt que je vous porte est tout à fait sincère […] le modeste service que je vous ai rendu, je l’ai rendu librement et du fond du cœur »[20].
Au départ ses lectures étaient données dans un but caritatif. Après ce premier succès, Dickens fut invité en 1854 à renouveler cet exploit, en décembre il se rendit donc dans plusieurs institutions littéraires de toute l’Angleterre pour des lectures publiques (Reading, Bradford, Sherborne). Il lut un Chant de Noël et invitait tous les spectateurs à réagir comme ils le souhaitaient sans retenue.
Jusqu’en 1858 Dickens donna régulièrement des lectures pour des œuvres de charité et autres instituts. Puis il entama des tournées de lectures publiques pour son propre profit.
Ces lectures furent le fruit d’un long travail de répétition si bien qu’il pouvait probablement donner ses lectures par cœur, n’utilisant le livre que dans un effet théâtrale. En fonction de la réaction de ses auditeurs, il n’hésitait pas à improviser. La préparation de ces textes était une révision totale de son Œuvre : « il avait condensé et modifié certains passages, supprimé des allusions aux gestes et à l’apparence des personnages, transformé les plaisanteries, et ainsi de suite »[21].
A force de donner des lectures Dickens mit en place un rituel:
>Dès qu’il arrivait dans une ville il tenait à visiter la salle puis installait son matériel. >Derrière lui un panneau brun foncé et un tapis de la même teinte. En 1868, il installera deux autres panneaux de chaque côté de celui central afin de fermer tous les accès à la scène. Un éclairage au gaz projetait une vive lumière sur lui et plongeait le reste de la scène dans l’obscurité.
>Enfin le pupitre (dessiné par Dickens lui-même) était dressé. Le plateau qui lui arrivait à la ceinture était supporté par quatre pieds minces, et il était recouvert d’un tissu marron ou pourpre. Sur le côté, une petite étagère permettait à l’auteur de poser sa carafe d’eau et son verre, ainsi que ses gants et un mouchoir. Enfin sur la gauche un bloc de bois permettait de poser son coude, et au-dessus du sol, un barreau lui permettait de poser son pied.Dessin original de Dickens de sa table de lecture Le pupitre de lecture de Dickens -original dessiné par lui
>Puis Il revêtait alors son costume avec à sa boutonnière une fleur (souvent une rose ou un géranium), puis se rendait sur la scène et observait ses spectateurs avant de monter sur scène. Il se servait alors un grand verre d’eau sous les applaudissements, puis soulevait son livre et commençait sa lecture.

C A Barry - Charles Dickens lisant a New York - 1868

C.A. BARRY- Dickens lisant à New York
Il devenait alors ses personnages et exécutait sous les regards médusés une performance incroyable. Il changeait de voix pour correspondre à chacun des personnages interprétés. Il utilisait des postures pour correspondre aux gestes de ses personnages tenant en haleine tout le public.
Dans un Chant de Noël,uniquement,  Dickens interprétait 23 personnages ! « Il ne jouait pas les scènes, il les suggérait, les évoquait, discrètement. […] il restait lecteur et non acteur »[22].
Exception fait du Meurtre de Nancy par Sikes[23], la première lecture eu lieu le 5 janvier 1869 au St James’s Hall  où Dickens « la tuait. Empoignant une lourde massue, il abattait la fille. Il hurlait »[24], créant la stupeur et l’horreur chez son public.

Auteur inconnu - Dickens faisant la lecture du meurtre de Nancy

Dickens lisant le meurtre de Nancy,  (auteur inconnu)
Pendant 90 minutes Dickens racontait une histoire, puis un entracte de dix minutes avait lieu après lequel il finissait avec un texte généralement comique. Le spectacle durait en tout deux heures et commençait souvent à 20h.
Les lectures publiques données en Grande Bretagne et en Amérique, permettait à Dickens d’être en lien avec son public. Lui-même disait que sa performance dépendait des réactions qu’il suscitait chez ses spectateurs. Le public venait en masse, lors de la tournée de 1866 : on renvoya trois mille personnes à Liverpool ; à Glasgow deux cordons de police tinrent la foule à distance des portes de la salle.

Ticket original lecture à St Martin's Hall à Long Acre

 Un exemple de ticket pour la lecture
La santé de Dickens se détériora, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre ses tournées, si bien qu’il donna environ 472 lectures publiques entre 1853 et 1870[25].
Il parait plus probable que ces lectures tuèrent Dickens ou en tout cas écourtèrent sa vie. Il monta sur la scène une dernière fois le 15 mars 1870 au St James’s Hall de Hyde Park pour y lire le Chant de Noël et le procès de Pickwick.
A vingt heures il monta sur scène son livre à la main. Son fils dira : « Je crois que je ne l’avais jamais entendu lire aussi bien ni avec autant d’aisance. »[26] Il finit sa lecture par un discours qu’il termina par : « Mais de ces éclairages aveuglants je m’éloigne maintenant à tout jamais, en vous disant un cordial, reconnaissant, respectueux et affectueux adieu. »[27]
Un court silence se produisit dans toute la salle puis un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations se répandit dans tout le théâtre,  « dont je n’ai jamais de toute ma vie jamais connu d’équivalent.»[28] Dickens quitta la scène le visage penché, baigné de larmes. Il revint sur scène, « se mit une nouvelle fois face au public, porta ses mains à ses lèvres pour envoyer un baiser et quitta alors la scène pour la dernière fois. »[29]

Le théâtre avec ses costumes, son maquillage, ses cascades, sa tragédie et son comique fut la source d’inspiration qui se développa dans l’esprit imaginatif de Dickens. Sa passion à jouer des rôles, à inventer et à mettre en scène des histoires ont permis à l’auteur d’écrire ses plus grandes Œuvres.
Il était un tel acteur né que nous pouvons reprendre les mots suivent de son ami et premier biographe John Forster : « [Dickens] paraissait toujours être d’autant plus lui-même qu’il devenait quelqu’un d’autre en se dépouillant continuellement de sa personnalité. »[30] D’ailleurs Charles Dickens déclara lui-même « je suis né pour être directeur d’un théâtre », et il le fut en mettant en scène ses histoires et ses personnages devant des milliers de spectateurs et de lecteurs.
Amélie Gressier
19/04/2020

Références bibliographiques

Notes
[1] Peter Ackroyd, Charles Dickens, Stock, p.57
[2] Ibid., p.170
[3] Ibid., p.59
[4] Ibid.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Ibid. p.170
[8] William Henry Wills (1810-1880) journaliste, dramaturge et directeur de journal
[9] Ibid. p.843
[10] Ibid. p.857
[11] Ibid.
[12] Douglas Jerrold (1803-1857) dramaturge anglais
[13] Peter Ackroyd, op.cit.Stock, p.866
[14] Ibid.  p.868
[15] ibid. p.873
[16]ibid. p.59
[17] ibid p.60
[18] ibid. p.737
[19] ibid p.757
[20] Ibid. p.758
[21] Ibid. p.1085
[22] Ibid. p.1092
[23] in Oliver Twist
[24] Peter Ackroyd, op.cit   p.1142
[25] Susan L. Ferguson, Dickens’s Public Readings and the Victorian Author, p.730 (cf https://showsoflondon.files.wordpress.com/2009/10/ferguson.pdf )
[26]ibid p.1180
[27] Ibid. p.1181
[28]Ibid
[29] Ibid.
[30] Ibid. p.1090

L’amitié Dickensienne dans le monde au-delà des temps

De la beauté des liens 

               Chers amis Dickensiens,
Oui, Dickens a établi une unité à travers le monde, et qui se vérifie en ces temps difficiles- sans jeu de mots excusez l’auteur de cette missive- par des liens établis qui dépassent les frontières, les misères de nos sociétés en souffrances.
Et nous avons de la chance: En ces instants de confinement des initiatives et activités se partagent entre amis et, merci Internet, se répandent par le biais de la toile.
Voici le message que nous a adressé Amélie Gressier, notre correspondante de l‘Antenne Paris : « Une petite nouvelle sympa de nos amis Anglais qui ont décidé de faire un « challenge » Dickens avec le roman Hard Times.  Ils invitent toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à lire la publication de Dickens Hard Times, tous les mercredis comme lors de sa publication originel en 1854. Tout est expliqué sur ce site :

https://hardtimesreadalong.wordpress.com/?fbclid=IwAR0MvACuOvDG24hC_OGRh9wtTDvYrVCbEWgKVofDtTZsk3fQvtODROAJ1F4
Chacun peut lire sur son exemplaire (si on en possède un) ou bien directement avec le dickens journal online (http://www.djo.org.uk/household-words/volume-ix/page-141.html). Voilà qui est vraiment sympa et si on le relayait au près de tous nos Amis Dickensiens (et aux autres pourquoi pas?)  Bien sûr le texte est en anglais sur le site en ligne,  mais vous pouvez tout de même suivre la lecture avec un exemplaire du roman en français.

Volume IX – Page 141

A complete online edition of Dickens’s weekly magazines, Household Words and All the Year Round.

www.djo.org.uk

Tout aussi important une Association pour les Journalistes (qui avait été fondée par Dickens lui-même pour venir en aide à ses collègues  ) propose un concours pour le 150ème anniversaire de sa mort. Le lien ci-dessous  vous fournira plus de détails https://journalistscharity.org.uk/could-self-isolation-find-the-dickens-in-you/

Choisissez un personnage tout dickensien mais des temps modernes en vous inspirant de personnes en vue (femmes/hommes politiques, journalistes, etc).  Peut-être serez vous tenté par le petit exercice ? En anglais ou en Français, rendez hommage au Maître en donnant une nouvelle vie à ses héros Dickensiens.

On s’y met?         DKS 1

ApK/ AmG.
1er avril 2020 et non ce n’est pas une blague!

Qu’aurait dit Charles Dickens de la misère de rue

Nous ne sommes qu’amis partageant la beauté d’âme de Charles Dickens mais ne ces temps difficiles que traverse le monde entier , qu’aurait fait et pensé le Maître.
En 1833 le Royaume Uni subissait le choléra ( la France aussi d’ailleurs) mais Dickens n’avait que 21 ans et paraissaient ses Chroniques by Boz.
Qu’aurait-il dénoncé dans son magazine Household Words dix ans plus tard? Qu’aurait -il fait dans ses rondes nocturnes auprès des démunis?
Pensons à son courage et sa détermination et tentons nous aussi de soulager ceux qui souffrent…Partageons un peu de de compassion

Nan Bee
28/03/2020

 

Une disparition importante pour les amis Dickensiens

Un des premiers adhérents des Amis de Charles  Dickens nous a quittés

Le ciel a choisi un jour ensoleillé pour l’inhumation de Georges Bailleul. A l’église St Wandrille d’Outreau, le soleil filtre à travers les vitraux une lumière chaude qui illumine le cercueil de bois clair, entouré de cierges. Les proches s’y retrouvent, des embrassades chaleureuses les réunissent. Les allocutions de la famille et d’amis retracent la vie active bien remplie du défunt, rappelant sa passion pour son épouse, aussi pour son métier.
Croisé à Hardelot il y a encore peu de temps, l’œil de M Bailleul s’allumait quand il parlait d’Histoire, de son travail et de bien d’autres sujets ; un sourire fier soulignait alors sa confidence, heureux d’avoir été entendu. Sa bibliothèque débordait de livres, même le sous sol en regorgeait… de la lecture pour l’éternité.
Tous les amis Dickensiens étaient présents pour assister aux obsèques qui ont eu lieu le 18 janvier  en cette année 2020
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